mercredi 27 mai 2009

Entre chiens et loups : tome 1


Titre : Entre chiens et loups
Auteur : Malorie Blackman
Genre : Histoires de vie
Appréciation : Coup de cœur

Résumé : Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin...

Et s'ils changeaient ce monde ?
(résumé copié du livre)

Extrait :
Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité. Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C'était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m'emmener. Au paradis. Ou en enfer."
(extrait copié p.342 du livre)


Critique : Ce livre parle du rascime contre les blancs et c'est cela qui est étrange. C'est un rascime inversé, et je n'ai pas compris cela tout de suite. Naturellement, je m'imaginais un rascime contre les noirs, ce qu'on a l'habitude de voir.
J'ai trouvé ce livre magnifique et il nous interroge sur l'incroyable injustice qu'il y a à travers le monde. Certaines scènes m'ont frappés, à cause de toute cette injustice, notamment une scène où Sephy vient s'assoir à la table des Nihils (les blancs, donc ceux qu'ont méprisent dans le livre), dans la cantine du collège. Un adulte la puni alors juste parce qu'elle s'est assise à la table de son meilleur ami, qui est Nihil. Oui, bien sûr, je m'attendais à ce que les autres élèves, même les professeurs l'insulte, la montre du doigt, la méprise... mais pas à ce qu'un adulte la puni parce qu'elle s'est assise à côté de Nihils. Cette scène m'a vraiment frappé.
Les personnages de Sephy et Callum étaient extrêmement attachants, du fait que la narration alternait entre eux deux. Sephy se bat pour que les Primas et les Nihils cohabitent ensemblent, en harmonie.
Mais c'est impossible.
Pourquoi Sephy qui est une Prima, et Callum, un Nihil sont obligés de se cacher pour se voir ? Et c'est là qu'on se rend compte que le monde est rempli d'une tel injustice... C'est affreux.
De plus, tout le long du livre, il se passe des choses auquelles nous ne nous attendions pas. Par exemple, Sephy et Callum se retrouvent en cachette, et la minute d'après, tout bascule. Soit quelqu'un les apperçoit enssemble, soit une parole va de travers ou n'importe quoi... Bref, ce livre est complètement imprévisible et c'est cela peut être qui fait que l'on s'accroche au livre sans pouvoir s'arrêter.
J'ai trouvé la fin d'une extrême tristesse...
Bref, c'est un livre magnifique qui nous interroge sur la vie, sur le rascime et sur toute cette injustice...
Un livre que je vous conseil vivement !
Je vais maintenant m'attaquer au deuxième tome, qui j'espère, va être aussi bien que le premier (c'est une trilogie).

mercredi 13 mai 2009

(film) Je l'aimais


Réalisé par Zabou Breitman
Avec Daniel Auteuil, Marie-Josée Croze, Florence Loiret-Caille.

Date de sortie cinéma : 6 mai 2009
Genre : Drame
Durée : 1h52 min

Synopsis : En une nuit, Pierre va partager avec sa belle-fille Chloé, ce grand secret qui le hante depuis vingt ans, celui qui le mit face à lui-même, à ses contradictions et à ses choix, à son rôle d'homme et à ses manques. Le secret de cet amour pour Mathilde, pour lequel il n'a pas tout abandonné, choisissant une route plus sûre et plus connue. En une nuit, nous saurons la vie d'un homme qui n'osa pas.

Sources : Ciné Pole Sud

Critique : Au contraire de Coco avant Chanel, cette histoire d'amour de m'a pas du tout fait rêver. Un histoire d'amour de vieux avec Daniel Auteil (enfin... la 50e quoi !) ça fait pas tellement rêver ! La fille, je l'ai trouvé vachement belle, mais Daniel Auteil...
Voilà, c'était un film lent, la musique était belle, le début j'ai beaucoup aimé mais... l'histoire d'amour, bof, bof.
Un film a voir à la télé donc, même si c'était bien d'aller au ciné^^
En plus y'avait des jeunes qui parlaient dans la salle et qui n'ont pas aimé... forcément, c'est pas trop un film pour les jeunes...
Bref, je ne me suis pas ennuyé mais j'ai laissé le temps défiler sans toutefois éprouver pas la moindre émotion.
Voili, voilou, j'ai trouvé que l'histoire d'amour dans Coco avant Chanel était 100 fois mieux !
Cependant, j'éprouvais un peu le fait d'aller voir ce film à cause de l'acteur, Daniel Auteil que je n'aime pas trop.


vendredi 8 mai 2009

La déclaration, l'histoire d'Anna : tome 1


Titre : La déclaration
Auteur : Gemma Malley
Genre : science-fiction
Appréciation : Coup de cœur

Résumé : Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall, un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer sa faute.

Anna a tout oublié de son passé.
Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître.
Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ?
Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?
(résumé copié du livre)

Extrait :
Elle aperçut Peter et plissa légèrement les yeux en passant devant lui. C'est seulement lorsqu'il prononça son nom qu'elle s'arrêta, à contrecœur. "Anna, dit-il tout doucement. Anna Covey." Elle le foudroya du regard. "Surplus Anna, rectifia-t-elle. Je te prierai de ne pas utiliser de mots venant de l'Extérieur et de cesser d'affirmer que tu connais mes parents, vu qu'en ce qui me concerne je n'en ai pas." Peter la fixa d'un air incrédule et Anna oscilla nerveusement d'un pied sur l'autre, peu habituée à être dévisagée avec une telle insistance. "Alors, il se passe quoi, ici ? demanda-t-il en désignant l'entrée du sanatorium. - Examens de santé, répondit Anna d'un ton sec. Tu subiras un contrôle médical intégral et seras vacciné contre toutes les maladies. En plus d'être pesé. Les Surplus ont le devoir de se maintenir en bonne santé afin de ne pas contaminer le monde avec leurs maladies." Peter leva les sourcils. "Je croyais que les Surplus n'avaient pas droit aux médicaments. Je croyais qu'on voulait qu'ils meurent le plus vite possible." Il parlait d'une voix basse, un peu cassante, et Anna commençait à s'échauffer. "Bien sûr que les Surplus n'ont pas accès aux médicaments, répliqua-t-elle avec agacement. Les vaccins sont là pour prévenir, pas pour guérir."
(extrait copié p.43 du livre)

Critique : Le début commence quand Anna écrit dans son journal. Puis, on est retiré de ses pensées et on reviens dans le monde d'Anna. Et c'est là qu'on commence à découvrir ce monde, ce foyer de Grand Hall qui l'héberge. On découvre alors les règles de l'établissement... j'ai beaucoup aimé ceci.
Puis arrive Peter. On remarque beaucoup l'évolution d'Anna car au début, elle déteste Peter à sa façon de ne pas respecter les règles et de les ignorer. Elle croit qu'il est stupide, bon à rien...
Puis Anna va apprécier Peter car elle va le croire...
Vers le milieu, on entre dans le suspens et je crois que le moment où ils s'échappent tous les deux est mon passage préféré.
Je suis resté schotchée du début jusqu'à la fin et je n'avais pas hâte de le finir. Heureusement, il y a un deuxième tome qui raconte, cette fois-ci, l'histoire de Peter. J'ai hâte de le lire !

mardi 5 mai 2009

Sans un cri


Titre : Sans un cri
Auteur : Siobhan Dowd
Genre : Histoires de vie
Appréciation : J'ai adoré

Résumé : Dans le petit village islandais de Coobar, Shell tente d'être une lycéenne comme les autres. Mais élever Trix et Jimmy, ses petits frère et sœur, tout en les protégeant d'un père alcoolique et violent, n'est pas un quotidien ordinaire pour une jeune fille de quinze ans.
Pourtant, Shell ressent profondément la joie d'exister.
D'où lui vient cette force incroyable qui la sauve, même quand l'Irlande entière la montre du doigt ?
(résumé copié du livre)

Extrait :

Ce jour-là, papa émergea à quatre heures de l'après-midi. Il s'était rasé et avait mis son plus beau costume.
- J'ai pas envie d'aller à la messe, papa. On n'est pas dimanche, pleurnicha Trix, la pelle rouge à la main et le seau vert pomme retourné sur la tête.
- Si tu ne te remues pas un peu, je balance tes joujoux aux ordures, menaça-t-il.
Elle se couvrit le visage des deux mains et lança un regard furieux, très étudié, derrière son masque. Aussitôt Shell lui fit signe d'y aller, et vite, avec seau et pelle.
C'était le père Rose qui disait la messe. Le père Carroll, lui, était à Goat Island. Au moment de la communion, il descendit jusqu'au pupitre et invita l'assemblée à partager le "dernier souper". Il leur demanda à tous de se projeter deux mille ans plus tôt, dans une maison modeste du quartier pauvre de Jérusalem, et d'imaginer une pièce sombre, pleine de gens qui riaient et bavardaient en partageant le pain et le vin."

(extrait copié p.98 du livre)

Critique : J'ai trouvé l'écriture de ce livre très belle, très poétique et c'est un livre qui m'a vraiment plu. Touchant, attachant, poétique avec une pointe de tristesse...
J'ai beaucoup aimé cette scène où Shell accouche de son bébé, aidé de Trix et de Jimmy, ses petits frère et sœur. Cette scène était pleine de sensibilité, touchante, en même temps comique car ils ne savaient pas comment faire.
C'est la couverture qui m'a donné envie de lire l'histoire. C'est une couverture vraiment très belle qui représente sûrement le village irlandais de Coolbar, avec Shell au premier plan je crois. Ce village représenté sur la photo m'a fait pensé à un village breton.
Le personnage de Shell était très attachant, bref, c'est un très beau livre que je vous conseille.

mardi 28 avril 2009

Je veux vivre


Titre : Je veux vivre
Auteur : Jenny Downham
Genre : Histoires de vie
Appréciation : Coup de cœur

Résumé : Tessa vient d'avoir seize ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d'une leucémie. Partagée entre la révolte et l'angoisse, l'injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité...

Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !
(résumé copié du livre)

Extrait :
J'ai choisi cet extrait car je l'aime beaucoup, et c'est ce passage qui m'a donné envie de lire ce livre :

J'aimerais avoir un petit ami. j'aimerais qu'il vive sur un cintre dans ma penderie. Je pourrais l'en sortir quand je voudrais et il me regarderait comme les garçons regardent les filles dans les films, comme si j'étais belle. Il parlerais peu mais respirerait très vite en ôtant sa veste de cuir et en déboutonnant son jean. Il porterait un caleçon blanc et serait si sublime que je m'en évanouirais presque. Alors il me retirerait mes vêtements. Et murmurerait : "Je t'aime, Tessa. Je suis fou de toi. Tu es belle." Voilà exactement ce qu'il dirait en me déshabillant.
Je m'assieds et allume la lampe de chevet. Je trouve un feutre, mais pas de papier, alors j'écris sur le mur derrière moi : "Je veux sentir le poids d'un garçon sur mon corps." Puis je me rallonge, les yeux tournés vers la fenêtre. Le ciel est d'une étrange couleur, rougeoyant et charbonneux à la fois, comme si le jour perdait son sang."


(extrait copié à la première page)

Critique : Je n'aurais jamais cru que je lirais ce livre en trois jours. L'épaisseur trompe. On croit qu'on va mettre du temps à le lire mais en fait, l'écriture est énorme et les pages épaisses. Quand je l'ai commencé, j'ai dévoré les 3/4 de ce livre sans même m'en rendre compte. Mais il était vraiment prenant ! Quand je terminais un chapitre, j'avais envie de lire le suivant et ainsi de suite...
L'écriture n'est pas franchement originale mais il y a quand même un truc... ce truc qui nous donne envie de continuer et qui nous attache au personnage. J'ai trouvé que Tessa était un personnage extrêmement attachant et au fond, malgré qu'elle fait des conneries qu'elle mets sur sa liste de toutes les choses qu'elle veux faire avant de mourir, on a un peu pitié d'elle à cause de sa maladie. Elle a une étonnante vision d'esprit. Elle s'ouvre au monde, elle observe les gens dans la rue... Je crois que c'est cela qui donne son côté attachant.
Il y a une chose que j'ai vraiment adoré, c'est la relation entre elle et son petit ami, comment ils s'aiment tout les deux, comment ils sont fou amoureux l'un de l'autre... Comme vous le voyez dans l'extrait que j'ai mis si dessus, son rêve s'est entièrement réalisé, et c'est cela que j'ai vraiment adoré dans le livre.
Malgré cette histoire d'amour, ce livre est d'une extrême tristesse... mais d'une tristesse... surtout la fin. Même maintenant, j'essaye de retenir mes larmes en vous racontant ceci, mais je peux vous dire, que quand Tessa est prête à mourir, ne peux plus parler, est là dans son lit... je me suis tout d'un coup mise à pleurer sans pouvoir retenir mes larmes. C'était la première fois que je pleurais en lisant un livre, même un livre triste.
Oui, la fin est terrible. Arrivé au chapitre quarante-quatre, la mise en page n'est plus la même. Les paragraphes laissent des énormes blancs et cela donne l'impression que elle aussi laisse des énormes blancs dans ses pensées. Elle pense à des choses de la vie, elle pense à tout et à n'importe quoi... J'ai beaucoup aimé cet effet de mise en page, ses pensées, le style de l'écriture à ce moment là... A la fin, elle s'éteint paisiblement et laisse des fragments de pensées où elle pense à la vie. Ce passage est d'une beauté mais aussi d'une telle tristesse... j'ai pleuré en ne pouvant plus m'arrêter.
J'ai beaucoup aimé la lettre de recommandation que Tessa écrit à son père. Elle écrit toutes les choses qu'elle aimerais que son père fasse après sa mort. Je vous l'a mets car je l'ai adoré mais elle est vachement triste :


Introductions pour Papa
Je ne veux pas qu'on me mette dans un frigo chez les pompes funèbres. J'aimerais que tu me garde à la maison jusqu'à l'enterrement. Et, s'il te plaît, que quelqu'un reste assis près de moi pour que je ne me sente pas seule. Je vous promets de ne pas vous faire peur.
Je voudrais qu'on m'enterre dans ma robe à papillons, mon soutien-gorge et ma culotte lilas, mes bottes noires à fermeture Eclair (tout ça est encore dans la valise que j'avais préparée pour la Sicile). Et je veux porter le bracelet qu'Adam m'a donné.
Ne me maquille pas. C'est ridicule, le maquillage sur les morts.
JE NE VEUX PAS qu'on me brûle. Les crémations polluent l'atmosphère avec des dioxines, de l'acide chlorhydrique, de l'acide fluorhydrique, du dioxyde de soufre et du dioxyde de carbone. Et puis dans les crématoriums il y a ces rideaux bizarres qui donnent la chair de poule.
Je voudrais un cercueil en saule biodégradable et qu'on m'enterre dans un bois. Les gens du Centre de la Mort naturelle m'ont guidée pour choisir un endroit pas très loin de la maison et ils t'aideront pour toutes les démarches.
Je voudrais qu'on plante un arbre de la région sur ma tombe, ou à côté. J'aimerais bien un chêne, mais ça peut aussi être un châtaignier ou un saule. Je voudrais que mon nom soit écrit sur une plaque de bois et qu'on laisse pousser des fleurs et des plantes sauvages autour de ma tombe.
J'aimerais que le cérémonie soit très simple. Dis à Zoey d'amener Lauren (si elle est née à ce moment-là), invite Philippa et son ami Andy (s'il a envie de venir) et James (s'il n'est pas trop occupé à l'hôpital).
Je ne veux pas que qui que ce soit qui ne me connaît pas dise quoi que ce soit sur moi. Les gens du Centre de la Mort naturelle seront là pour t'aider, mais qu'ils ne se mêlent pas de tout non plus. Je voudrais que les gens que j'aime se lèvent pour parler de moi, même si cela te fait pleurer. J'aimerais que toi tu ne prononce que des paroles vraies. Tu peux dire que j'étais un monstre, si tu veux, et à quel point je t'ai fait tourner en bourrique. Mais si tu penses quelque chose de gentil, dis-le aussi ! Ecris-le avant, parce que apparemment les gens oublient souvent ce qu'ils voulaient dire, aux enterrements.
Surtout, surtout ne lis en aucuns cas le fameux poème d'Auden. On l'a trop entendu et c'est trop triste. Demande à quelqu'un de lire le sonnet 12 de Shakespeare.
Musique : "Blackbird" par les Beatles. "Plainsong" par The Cure. "Live like you were dying" par Tim McGraw et "All the trees of the field will clap their hands" par Sufjan Stevens. Il n'y aura peut-être pas assez de temps pour tout mais surtout ne saute pas le dernier. Zoey m'a aidée à choisir, elle a tout sur son iPod (et elle a des baffles, si tu as besoin de les emprunter).
Après, allez tous déjeuner au pub. J'ai 260 livres sur mon compte et je souhaite vraiment que vous les utilisiez pour cela. Je t'assure, c'est moi qui invite. Et surtout prends un dessert : du caramel bien collant, un gâteau au chocolat ou une coupe de glace, quelque chose de vraiment mauvais pour toi. Enivre-toi aussi si tu en as envie (mais ne fais pas peur à Cal). Dépense tout l'argent.
Et après, plus tard, quand le temps aura passé, continue à me guetter. J'écrirai peut-être sur le miroir embué quand tu prendras un bain, ou je jouerais avec les feuilles du pommier quand tu seras dans le jardin. Ou je me glisserai dans un de tes rêves.
Quand tu peux, va sur ma tombe, mais ne t'y force pas si tu ne peux pas, ou si tu déménage et que c'est devenu trop loin. C'est joli en été, là-bas (va voir sur le site Internet). Vous pourriez apporter le déjeuner et pique-niquer avec moi. J'adorerais.
Voilà. C'est tout.
Je t'aime.
Tessa xxx."

(texte copié dans le livre p. 343)

dimanche 26 avril 2009

(film) Coco avant Chanel


Réalisé par Anne Fontaine
Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola.

Date de sortie cinéma : 22 avril 2009
Genre : Biographique
Durée : 1h50 min

Synopsis : Une petite fille du centre de la France, placée dans un orphelinat avec sa soeur, et qui attend en vain tous les dimanches que son père vienne les chercher.
Une chanteuse de beuglant à la voix trop faible, qui affronte un public de soldats éméchés.
Une petite couturière destinée à refaire des ourlets dans l'arrière-boutique d'un tailleur de province.
Une apprentie-courtisane au corps trop maigre, qui trouve refuge chez son protecteur Etienne Balsan, parmi les cocottes et les fêtards.
Une amoureuse qui sait qu'elle ne sera " la femme de personne ", pas même celle de Boy Capel, l'homme qui pourtant l'aimait aussi.
Une rebelle que les conventions de l'époque empêchent de respirer, et qui s'habille avec les chemises de ses amants.
C'est l'histoire de Coco Chanel, qui incarna la femme moderne avant de l'inventer.

Sources : AlloCiné

Critique : Nous sommes allées voir ce magnifique film, hier soir, à la séance de 20h10, ma mère et moi. Nous sommes arrivés pile poil quand le générique commençait, on avançait dans la salle, toute noire, on voyait rien, moi avec mon paquet de pop-corn dans les mains, j'en ai laissé tomber plein partout. Y'avait plein de monde, on trouvait pas de places, et on était obligés de se mettre devant, au deuxième rang et de lever la tête au max. Mais le film à commencé...
Une petite orpheline se tenait devant l'écran géant... Et j'ai tout de suite su, vu comment c'était filmé, vu les couleurs, j'ai tout de suite su que ce film allait être génial. Et j'avais raison. Audrey Tautou (alias Coco Chanel), est une actrice que j'adore et elle était super dans ce film. Un film magnifique, émouvant, triste... J'ai vraiment adoré la relation entre Coco et Boy, l'anglais qui était vraiment super beau avec son accent^^ (Ils prennent toujours de super beau mecs pour jouer dans les films ou quoi ?) On voyait bien qu'ils étaient fou amoureux l'un de l'autre, et moi qui adore les histoires d'amour... (p'tite sentimentale ;-D)
Selon ma mère, nous avons vraiment adoré ce film car c'était un conte de fée. Je vous explique : au début du film, il y a une scène entre Coco et sa sœur, toutes les deux allongés de chaque côté du même lit. Coco lit un conte de fée qui finit bien heureux, "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" ect..., comme tous les contes de fée classiques. Et si je me rappelle bien, Coco dit à peu près ceci : "Je ne crois pas au grand amour".
La preuve que c'est un conte de fée. Coco a trouvé le grand amour. Et je crois que c'est cela qui nous a émue toutes les deux (enfin, ma mère, je sais pas...), qui nous a donné le merveilleux sentiment qu'on a envie de le revoir, qui a fait qu'on a totalement adoré.
J'avoue que je ne m'attendais pas à ça. Je ne m'attendais pas à un film si bien, si magnifique, à une vrai histoire d'amour.
C'est fou quand même ! Une orpheline, qui, juste avec sa volonté et son courage, arrive à travailler, à changer la mode de l'époque et à devenir célèbre. C'est fou non ?
Ce film m'a un peu fait penser au film La Môme, qui raconte la vie d'Edith Piaf. Mais sans la drogue, sans l'alcool. Coco était heureuse, pas comme Edith Piaf, et j'ai préféré Coco avant Chanel que La Môme, qui est un film qui est quand même vachement bien.
Ce film m'a aussi fais découvrir la vie de Coco Chanel que je ne connaissais pas. Je croyais que Chanel était juste une marque de parfum, mais ça a d'abord été une marque vêtements, avec le tailleur Chanel qu'on voit à la fin du film, porté par Coco.
J'aime beaucoup l'époque qui se passe dans le film. Cette époque où les femmes avaient des longues robes avec des corsets, des grands chapeaux, des froufrous, vers les années 20, comme dit Coco, on dirait des pâtisseries.
Bref, j'ai vraiment adoré ce film et j'en ai même rêvé... du beau anglais^^... (comme quoi...)

samedi 25 avril 2009

La voix du couteau


Titre : La voix du couteau
Auteur : Patrick Ness
Genre : fantastique
Appréciation : J'ai adoré

Résumé : C'est l'année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d'hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants en ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit.
Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais...
(résumé copié du livre)

Extrait :

Je m'arrête net.
Je baisse pas mon couteau, surtout non je le baisse pas.

A cause que c'est là, à nous regarder, à respirer fort, accroupi au pied de l'arbre, recroquevillé devant Manchee, les yeux presque mourants de peur mais à faire semblant de menacer pitoyablement avec ses bras.
Je m'arrête.

Je tiens mon couteau brandi.
- Spackle ! aboie Manchee, trop trouillard pour attaquer, maintenant que je reste sans bouger. Spackle ! Spackle ! Spackle !

- Ferme-la, Manchee, je fais.

- Spackle !

- Je t'ai dit, ferme-la ! je crie encore, et ça le calme.
- Spackle ? questionne Manchee, moins sûr de lui maintenant, finalement.
J'avale ma salive, essaye de soulager la pression dans ma gorge, l'incroyable tristesse qui arrive et m'arrive pendant que je la regarde qui me regarde. La connaissance est dangereuse et les hommes mentent et le monde change toujours et j'y peut rien. A cause que ça, c'est pas un Spackle.
- C'est une fille, je murmure.
Une fille.
"

(extrait p.67)

Critique : En lisant les premières pages, je me suis dit "le style de l'écriture est trop bizarre, je n'arriverais jamais à lire ce livre". Mais j'ai quand même continué à cause de l'histoire qui m'attirait. Et peu à peu, j'ai oublié le style de l'écriture et je suis vraiment rentré dans l'histoire. L'écriture est particulière, certes, mais elle concorde tout à fait au livre. Elle donne un tel suspens ! On est pris dans le livre. On sait les moindres pensées des gens et je crois que c'est ça qui nous donne envie de continuer. Todd, le narrateur, parle comme il parle, avec ses mots à lui, et je pense que c'est cela qui donne l'originalité de l'écriture, de plus que ses pensées sont écrites et on sait absolument tout. J'ai beaucoup aimé ce livre, cette étrange écriture et les personnages, très attachants.
Quand je suis arrivé à la fin du livre, je savais que ça allait être une trilogie, et j'ai eu hâte de lire les deux autres tomes qui ne sont pas sortis... malheureusement.
J'ai hésité un mettre un coup de cœur mais voilà, je pense qu'il ne m'a pas assez plu pour que je puisse mettre le maximum. Peux être à cause du début...